La Poste


Son rôle était de conserver le contact avec la France durant l’hivernage.
 
 
Pour les hivernants, sa fonction était principalement sociale…
Il ne faut pas oublier que mon "aventure" date de plus de 30 ans.
Nous étions loin de penser qu’un jour, la révolution informatique permettrait à tous de communiquer avec famille et amis autant qu’ils veulent et aussi longtemps qu’ils le souhaitent.
En 1978, donner des nouvelles n’était possible que par télégramme !
Nous avions autant de destinataires que nous le voulions mais nous étions limités à un télégramme par semaine
qui ne pouvait excéder 80 mots l’été et 100 mots en hiver.
 
 
Pour les Expéditions Polaires Françaises, la mission de la poste était scientifique.
Chaque jour, les informations collectées par les différents laboratoires de la base étaient
transmises en France par télex.
 
 
 
Mais la principale activité de ce bureau de poste est la philatélie.
Lors des deux rotations annuelles du Thala Dan, nous recevions une quantité considérable
de courrier provenant du monde entier.
Les demandes concernaient les timbres, des enveloppes "premier jour" mais essentiellement des enveloppes oblitérées à des jours spécifiques comme le 1er janvier, le 1er mai, le 14 juillet ou le 25 décembre.
 
 
 
 
Norbert et Claude ont passé la majeure partie de leur hivernage à répondre à tous
ces collectionneurs, prenant soin de joindre un petit mot d’accompagnement.
 
  
 

A table !


 

Le bâtiment de vie commune avec sa cuisine et son réfectoire 
 
La réserve de nourriture…
 
S’il est important de pouvoir compter sur une assistance technique permanente,
il est deux activités qui auront joué un rôle primordial :
cuisine et pâtisserie !
 
 
 Lieux de notre bien-être quotidien !
 
Les repas étaient des moments privilégiés durant lesquels nous étions tous réunis.
Cela permettait au groupe de se retrouver…
 
Chaque jour, nous avions du pain frais et des petits plats mijotés,
le week-end, des viennoiseries nous attendaient au petit-déjeuner.
Pour chacun des anniversaires, était organisé un repas de fête
avec des gâteaux rivalisant de réussite !!!
 
    
De quoi se damner…
 
 
Voilà ceux à qui je dois d’avoir pris 10 kilos en une année :
 
     Claude Juge, Cuisinier
 
Gérard Lemaillot, Pâtissier    

Centrale électrique


 
Les métiers qui suivent, peuvent être exercés n’importe où dans le monde
mais ils deviennent vitaux lorsqu’on est durant un an
sur un continent glacé de 14.000.000 km²
à une distance de 3.000 km de l’Australie et de 3.600 km de l’Afrique
 
A gauche, la centrale électrique avec les 3 citernes d’eau
 
L’électricité de l’ensemble de la base est produite par
4 alternateurs entraînés par un moteur diesel
 
L’intérieur de la centrale
 
Le groupe électrogène… indispensable !!!
 
N’ayant pas de source en Antarctique,
un bouilleur transforme l’eau de mer en eau douce.
L’eau de refroidissement des moteurs diesel chauffe l’eau de mer
sous vide jusqu’à ce qu’elle atteigne 75°c.
La vapeur est ensuite condensée en eau douce.
 
 
L’équipe de la centrale :
 
     Jean-Claude Chelle, Chef de la centrale électrique
 
Michel Dupuis, Mécanicien    
 
     Claude Berchadsky, Electricien
 
Christian Bontemps, Dieséliste    
 
     Didier Gain, Ajusteur

Maintenance

20/04/2009 1 commentaire

 
Dans ce chapitre, je ne rentrerai pas dans les détails.
Les activités, bien qu’essentielles,
ne sont pas spécifiques à la vie en Antarctique
 
 
L’atelier, au centre
 

Au centre, le magasin de matériel et à droite, le garage

 
Au nombre de cinq, nous assurions l’entretien et les dépannages
sur l’ensemble de la base.
 
         
Jacky Andlauer & Moi, en plein boulot !
 
En dehors de nos tâches quotidiennes
que vous imaginez, bien sûr, innombrables,
nous avions au programme, la rénovation totale du dortoir
de la campagne d’été
 
 
Notre équipe :

 

     Jacky Andlauer, Responsable de l’entretien

Pierre Carles, Plombier-chauffagiste    

 

     François Jeangeorges, Menuisier

 

Nicolas Gambier, Mécanicien auto    

 

     Stéphane Lagarde, Electricien

Biologie animale


 
Depuis l’installation de la base Dumont d’Urville en Antarctique, un laboratoire d’étude biologique y est implanté.
 
 
L’ornithologue, Marc Munier, pratiquait le baguage des espèces vivant sur l’archipel. Activité à laquelle nous participions bien volontiers.
 

 
En dehors de cela, il cartographiait les zones de nidifications des différentes races présentes, assurait un suivi démographique, ainsi que le recensement des oiseaux et poussins en contrôlant l’éclosion.
L’ensemble de ces informations collectées depuis plus de cinquante ans, représente la plus importante base de données mondiale.
 
 
Adrien Rodriguez, le second scientifique de ce laboratoire est biologiste. Il avait en charge l’étude physiologique des espèces antarctiques.
Cette année-là, il devait spécialement étudier comment les manchots empereurs pouvaient survivre sans se nourrir durant l’hivernage qui pouvait durer plusieurs mois.
 
 
Pour mener à bien ses recherches, il a été contraint de sacrifier plusieurs manchots empereur avec l’accord des organisations internationales compétentes, bien évidemment !!!
Cette étape est obligatoire pour étudier la masse graisseuse de ces animaux ainsi que leurs organes. C’était l’unique façon d’apporter des éléments qui pourraient dire quelle partie de leur corps permettait leur adaptation à un tel climat.
 
 
Je vous avais prévenus que je gardais le meilleur pour la fin !
 
Je plaisante, bien sûr ! …
 
   Marc MUNIER, ornithologue
 
Adrien RODRIGUEZ, biologiste   
 
 
Ici se termine la partie scientifique de la présentation de D.D.U.
Dans un prochain épisode, je vous parlerai de la maintenance

La ionosphère, étude…


 
Deux laboratoires étudient cette couche la plus haute de l’atmosphère :
 
 
"Ciel nocturne" et "Géophysique externe"
 

Ciel Nocturne…
 
En dehors de l’observation visuelle, ce laboratoire pratique une surveillance du ciel polaire à l’aide de spectromètres et de cameras.
 
     Aurore australe au-dessus du laboratoire d’étude de la ionosphère
 
Pierre Richeton, Photographe de ciel nocturne 
 

 
Laboratoire de Géophysique externe…
 
Mât ionosphérique
Antenne du laboratoire de géophysique
 
Avec l’installation de cette station, les ingénieurs et techniciens peuvent, grâce aux liaisons avec des satellites, étudier la couche supérieure de la ionosphère inaccessible depuis la terre.
 
Pupitre de poursuite satellite
 
Un bonus à ce laboratoire… il gère l’horloge astronomique de la base 
 
Pêle-mêle des hivernants qui avaient en gestion ce laboratoire :
 
 
Joseph Boissière                 Yann Hello                      Jacky Bouet   
 
André Jungbluth             Michel Clerdouet             Christian Chaligne
(désolé André !)                                                                                               

La ionosphère… mystère !


Explication vulgaire du phénomène ionosphérique
( mais pas grossière ! )
 
 
 
 
Lors d’éruptions solaires des micro-particules sont projetées vers la Terre (vents solaires).
Celles-ci pourraient être nuisibles si la Terre n’était pas protégée par un champ magnétique.
 
Le champ magnétique terrestre redirige les particules vers les Pôles Nord et Sud.
Lorsque ces particules approchent les Pôles dans la ionosphère
(couche située entre 80 et 1.000 km d’altitude),
elles entrent en friction avec des atomes d’hydrogène, d’oxygène et d’azote.
 
Cette réaction physique rend les atomes photo-luminescents:
ce sont les aurores australes !
 
 
 
Aurore australe au-dessus du continent antarctique
 
 
 
Aurore australe en Terre Adélie
 
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